Humeurs
Bordeaux et le millésime 2009
Comme vous pourrez le voir dans notre rubrique "Photos", une délégation de restaurateurs et collaborateurs du Sommelier s'est rendue début avril dans le Bordelais.
Ce voyage, parrainé par les maisons Dourthe et Kressman, nous a permis pendant 3 jours de découvrir ou redécouvrir la magie et le prestige des plus grands vins de Bordeaux. En effet, Cos d'Estournel , Pavie, Yquem étaient au menu cette année mais aussi un accueil exceptionnel dans les propriétés "maisons" ( Château Belgrave, le Bosq, Grand Barrail Lamarzelle Figeac )
Des grands moments œnologiques dont nous retenons la qualité et le sérieux du plus prestigieux vignoble du monde mais aussi l'extrême gentillesse et la disponibilité de tous les intervenants qui nous ont fait le plaisir de nous accueillir.
Outre des grands moments de dégustation dont un fabuleux Yquem 2007, nous avons pu déguster quelques 2009 en primeur ; TRES GRAND millésime, but, TRES CHER , les 1ers Grands Crus ont doublés de prix avec des bouteilles actuellement à plus de 1000 €, pour un second vin, il faudra débourser entre 100 et 300 €, on frise l'irrationnel et la démesure, mais me direz vous que faire ?
Eh bien il y a de l'espoir, en effet hormis ces flacons inabordables, on pourra profiter de la qualité exceptionnelle du millésime sur d'autres Bordeaux plus accessibles, je ne manquerai pas de vous conseiller en temps utiles c.à.d. dans plus ou moins un an lors de la sortie des premiers vins 2009
Stéphane Voogt
Le 'French Paradoxe'
Le vin, un médicament ?
Fait constaté par de nombreuses études dans les années ‘70 et confirmé par le Prof. Renaud lors d’une étude effectuée en Lorraine : une consommation de 3 verres de vin par jour diminuerait le risque de mortalité de 30 % par rapport aux abstinents.
D’autres enquêtes récentes principalement aux Etats-Unis et au Canada appuient cette supposition. Ces études montrent aussi qu’une consommation supérieure à 3 verres n’est pas de bénéfique.
Pourquoi ?
Le vin (principalement le rouge) contient des composés phénoliques (le resvétarol et la quercétine) aux nombreux effets bénéfiques ; ils sont antioxydants et donc évitent l’oxydation du mauvais cholestérol ; ils sont vasodilatateurs et diminuent donc le risque de thrombose. Mais pour exercer leurs effets ces polyphénols doivent être absorbés… Ouf on a évité la pilule de superpinard !
Ces polyphénols auraient aussi un effet contre le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies dégénératives. Le risque de développer la maladie d’Alzheimer serait diminué de 75 % chez les buveurs modérés.
Preuves à l’appui : les Français ont un pourcentage de maladies cardio-vasculaires bien plus faible que les Américains : 145 infarctus pour 100.000 habitants d'âge moyen contre 315 en Amérique. Dans le Sud-Ouest de la France, où le foie gras, les confits et la cuisine à la graisse d'oie sont des éléments incontournables du régime alimentaire, il est seulement de 80 pour 100.000 par an, 4 fois moins qu'aux Etats-Unis. Il est vrai que les Crétois font encore mieux avec seulement 38 cas pour 100.000 habitants.
Mais tout est question de dose et de façon de consommer, le vin doit être pris lors des repas et une consommation excessive expose à de nombreuses pathologies telles que la cirrhose, l’abus d’alcool serait également responsable de 30 % des accidents de la circulation.
En conclusion, consommé de façon raisonnable, tout porte à croire que le vin sans être un médicament aurait des propriétés bénéfiques pour notre santé. De la à être prescris par votre médecin et remboursé par la sécurité social il reste beaucoup d’eau à couler sous les ponts de la gironde bordelaise.
Stéphane Voogt
